Passons au CORPS ARBITRAL. Et quel corps...Et tout d'abord à son membre le plus éminent l, l'arbitre, pardon, MONSIEUR L'ARBITRE.
Il n'a pas toujours existé car autrefois les gentlemen de la gentry anglaise n'en avaient pas besoin pour en découdre sur le pré. Je souris à la pensée-d'un O.M.-P.S.G. sans arbitre.
Déjà qu'avec...Donc, sans arbitre, pas de jeu-. Il est le défenseur des lois et le représentant officiel de la F.I.F.A., de l'U.E.F.A.,de la F.F.F., de la L.P.F., bref un mec vachement important.
Déjà qu'avec...Donc, sans arbitre, pas de jeu-. Il est le défenseur des lois et le représentant officiel de la F.I.F.A., de l'U.E.F.A.,de la F.F.F., de la L.P.F., bref un mec vachement important.
Il a longtemps été vêtu d'une tenue gothique du plus bel effet, aucun créateur de mode ne s'étant penché sur son look, ce qui lui a valu entre autres surnoms, ceux de croque-mort ou de corbeau.
Cet homme,dégageant forcément beaucoup de charisme, ne souffre aucune discussion.
Autorité, rapidité de décision,diplomatie et intégrité lui permettront au bout de 90 minutes d'être hué, conspué, sifflé, traîné dans la boue et expédié vers un local réservé aux gastro-entérites sévères et autres touristas. Certains arbitres poussent même le sado-masochisme jusqu'à octroyer des minutes supplémentaires, ce que l'on appelle des arrêts de jeu. Malgré ce traitement, ils reviendront le week-end suivant, marchant à nouveau vers leur Golgotha personnel! Est-ce de la ténacité? De la conscience professionnelle? De l'aveuglement? Ou le désir irrépressible d'être de nouveau au centre de l'arène,face aux lions...
Autorité, rapidité de décision,diplomatie et intégrité lui permettront au bout de 90 minutes d'être hué, conspué, sifflé, traîné dans la boue et expédié vers un local réservé aux gastro-entérites sévères et autres touristas. Certains arbitres poussent même le sado-masochisme jusqu'à octroyer des minutes supplémentaires, ce que l'on appelle des arrêts de jeu. Malgré ce traitement, ils reviendront le week-end suivant, marchant à nouveau vers leur Golgotha personnel! Est-ce de la ténacité? De la conscience professionnelle? De l'aveuglement? Ou le désir irrépressible d'être de nouveau au centre de l'arène,face aux lions...
Des raisons familiales (une femme+2enfants pré-ados+un chien+une belle-mère) et techniques (un niveau sportif moyen, enfin, très moyen) l'ont poussé au centre du rectangle vert. Sa maturité et son endurance vont lui permettre la gestion du match, ce qui sous-entend s'occuper des joueurs, des entraîneurs,des remplaçants. Son planning, le soir de la rencontre, est surchargé: il lui faut tout vérifier: ballons, crampons, feuille de match. Débarrasser les joueurs de leurs colliers, gourmettes,anneaux et autres Rolex( ils n'ont pas 50 ans, mais ils ont déjà réussi leur vie...)
Monsieur l'arbitre court beaucoup sur le terrain, en long, en large et en travers. Tel un Noureiev du gazon, il multiplie les pas chassés, les jetés battus, s'agitant tel un sémaphore: bras levé,horizontal, baissé, paume de la main tournée vers le sol afin d'indiquer au joueur qui vient d'échouer dans sa tentative d'estropier à vie son adversaire, de se calmer.
Son sourire narquois et glacé peut paraître déplacé mais il est d'une exquise politesse: il vouvoie les joueurs, leur donnant du "monsieur" afin d'accroître la différence de statut qui les sépare. Il ne commente pas ses décisions:elles sont LA LOI !
Désormais vêtu de seyantes et primesautières tenues "fluo" (merci la D.D.E. !), bardé de logos de sponsors dont la manne financière servira à la dégustation de grands crus millésimés et à payer des voyages en première classe, l'arbitre est le personnage central d'un mélodrame qui se joue (presque) chaque soir. Dans cette dramaturgie, il est bien aidé par les joueurs, je devrais dire les acteurs , au sens artistique du mot, qui font appel à quelques fondamentaux.
Par exemple, LA RÉCLAMATION, que ce soit pour un hors- jeu, une faute, un corner, une touche. Le bras doit être immédiatement levé, même si l'on sait pertinemment que l'on est absolument dans son tort-, avec, sur le visage, l'indignation enfantine de l'angelot outragé . Ce qui m'amène à parler de LA SIMULATION. Elle est déjà fondée sur la fragilité du joueur. Vous l'effleurez, il s'effondre en se tordant de douleur et grâce à une maîtrise totale du roulé-boulé, réussit sept ou huit tours consécutifs, pousse des cris d'orfraie, appelle au secours les brancardiers toujours zélés. La simulation a toujours pour but l'efficacité: dans l'ordre croissant, obtenir un coup franc, un penalty (deux techniques principales, la feuille morte ou le plongeon), un carton jaune ou rouge, pour l'adversaire. Le comble du raffinement reste quand même de combiner ce procédé avec LA PROVOCATION. Pour cela il faut exciter, insulter, brutaliser l'adversaire jusqu'à ce que celui-ci tombe dans le panneau et cela arrive aux plus expérimentés ( n'est-ce pas ZIZOU ?)
Lorsqu'il aura répondu par un mot, une poussée inoffensive à ce traitement, le simulateur devra alors se tordre de douleur (voir plus haut): c'est RA-DI-CAL ! Le "fautif" sera expulsé séance tenante si Monsieur l'arbitre connaît un tant soit peu son métier. S'il hésite, l'arbitre possède la formule magique:" JOUEZ !" A dire d'une voix d'autant plus énergique qu'il est dans le brouillard total. La place me manque ici pour énumérer toutes les finesses qui peuvent encore être utilisées, mais j'aurais l'occasion d'y revenir.
Lorsqu'il aura répondu par un mot, une poussée inoffensive à ce traitement, le simulateur devra alors se tordre de douleur (voir plus haut): c'est RA-DI-CAL ! Le "fautif" sera expulsé séance tenante si Monsieur l'arbitre connaît un tant soit peu son métier. S'il hésite, l'arbitre possède la formule magique:" JOUEZ !" A dire d'une voix d'autant plus énergique qu'il est dans le brouillard total. La place me manque ici pour énumérer toutes les finesses qui peuvent encore être utilisées, mais j'aurais l'occasion d'y revenir.
Monsieur l'arbitre est assisté...d'assistants Au nombre de deux, ils arpentent les lignes de touche, batifolant avec un petit drapeau tout en rêvant au jour béni où l'arbitre principal se fera un claquage au mollet, avec rupture des ligaments croisés et du tendon d'Achille. ce qui permettra- ô consécration- de pénétrer sous les feux de la rampe et d'être sifflés, insultés, traînés dans la boue à leur tour.
A vrai dire , ces trois mousquetaires sont quatre puisqu'un quatrième arbitre a le rôle fondamental de maintenir le calme sur le banc des entraîneurs ,toujours prêts à exploser, et de leurs adjoints: vice-entraîneur, kinés, ostéopathes, magasiniers, DJ, astrologues marabouts, voire un bataillon d'escorts girls quand c'est le Milan.AC de BERLUSCONI qui joue. Et nous
ne parlons pas des "cireurs de bancs", les remplaçants .Ce joyeux foutoir , digne de la zone de transit de Roissy, s'appelle la zone technique où le quatrième homme essaie de faire régner un semblant d'ordre à l'aide de "Messieurs, soyez calmes, restez dans votre zone"A la fin de chaque mi-temps,il s'empare d'un tableau lumineux afin de communiquer le nombre de minutes où l'arbitre principal poursuivra son calvaire, tableau qui,pour l'instant,
n'est pas pollué par des messages personnels ou des publicités ne profitant pas encore du temps de cerveau disponible des quelques supporters qui ne sont pas encore en train de se battre.
Monsieur l'arbitre court beaucoup sur le terrain, en long, en large et en travers. Tel un Noureiev du gazon, il multiplie les pas chassés, les jetés battus, s'agitant tel un sémaphore: bras levé,horizontal, baissé, paume de la main tournée vers le sol afin d'indiquer au joueur qui vient d'échouer dans sa tentative d'estropier à vie son adversaire, de se calmer.
Son sourire narquois et glacé peut paraître déplacé mais il est d'une exquise politesse: il vouvoie les joueurs, leur donnant du "monsieur" afin d'accroître la différence de statut qui les sépare. Il ne commente pas ses décisions:elles sont LA LOI !
Désormais vêtu de seyantes et primesautières tenues "fluo" (merci la D.D.E. !), bardé de logos de sponsors dont la manne financière servira à la dégustation de grands crus millésimés et à payer des voyages en première classe,l'arbitre est le personnage central d'un mélodrame qui se joue (presque) chaque soir. Dans cette dramaturgie, il est bien aidé par les joueurs, je devrais dire les acteurs , au sens artistique du mot, qui font appel à quelques fondamentaux.
Par exemple, LA RECLAMATION, que ce soit pour un hors- jeu, une faute, un corner, une touche. Le bras doit être immédiatement levé, même si l'on sait pertinemment que l'on est absolument dans son tort-, avec, sur le visage, l'indignation enfantine de l'angelot outragé . Ce qui m'amène à parler de LA SIMULATION. Elle est déjà fondée sur la fragilité du joueur. Vous l'effleurez, il s'effondre en se tordant de douleur et grâce à une maîtrise totale du roulé-boulé,réussit sept ou huit tours consécutifs, pousse des cris d'orfraie, appelle au secours les brancardiers toujours zélés. La simulation a toujours pour but l'efficacité:dans l'ordre croissant, obtenir un coup franc, un penalty (deux techniques principales, la feuille morte ou le plongeon), un carton jaune ou rouge, pour l'adversaire. Le comble du raffinement reste quand même de combiner ce procédé avec LA PROVOCATION. Pour cela il faut exciter, insulter,brutaliser l'adversaire jusqu'à ce que celui-ci tombe dans le panneau et cela arrive aux plus expérimentés ( n'est-ce pas ZIZOU ?) Lorsqu'il aura répondu par un mot, une poussée inoffensive à ce traitement, le simulateur devra alors se tordre de douleur (voir plus haut): c'est RA-DI-CAL ! Le "fautif" sera expulsé séance tenante si Monsieur l'arbitre connaît un tant soit peu son métier. S'il hésite,l'arbitre possède la formule magique:" JOUEZ !" A dire d'une voix d'autant plus énergique qu'il est dans le brouillard total.La place me manque ici pour énumérer toutes les finesses qui peuvent encore être utilisées, mais j'aurais l'occasion d'y revenir.
Monsieur l'arbitre est assisté...d'assistants Au nombre de deux, ils arpentent les lignes de touche, batifolant avec un petit drapeau tout en rêvant au jour béni où l'arbitre principal se fera un claquage au mollet,avec rupture des ligaments croisés et du tendon d'Achille. Ce qui leur permettra- ô consécration- de pénétrer sous les feux de la rampe et d'être sifflés, insultés, traînés dans la boue à leur tour.
A vrai dire , ces trois mousquetaires sont quatre puisqu'un quatrième arbitre a le rôle fondamental de maintenir le calme sur le banc des entraîneurs ,toujours prêts à exploser, et de leurs adjoints: vice-entraîneur,kinés,ostéopathes,magasiniers,DJ,astrologues marabouts, voire un bataillon d'escorts girls quand c'est le Milan.AC de BERLUSCONI qui joue.Et nous
ne parlons pas des "cireurs de bancs", les remplaçants .Ce joyeux foutoir , digne de la zone de transit de Roissy, s'appelle la zone technique où le quatrième homme essaie de faire régner un semblant d'ordre à l'aide de "Messieurs, soyez calmes, restez dans votre zone"A la fin de chaque mi-temps,il s'empare d'un tableau lumineux afin de communiquer le nombre de minutes où l'arbitre principal poursuivra son calvaire,tableau qui,pour l'instant, n'est pas pollué par des messages personnels ou des publicités ne profitant pas encore du temps de cerveau disponible des quelques supporters qui ne sont pas encore en train de se battre.
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